Environnement monuments allée couverte de la vallée

Histoire

L’histoire de Ploufragan est vieille de 5000 ans. En témoignent les mégalithes encore présents sur son territoire. Son nom lui vient du nom du chef breton (Fracan) qui y a fondé son village (plou), vers l’an 460 après J.-C.

Environnement monuments allée couverte de la vallée

Les mégalithes, preuves d'une histoire très ancienne

Cinq mégalithes (du grec méga = grand et lithos = pierre), dont deux sont classés monuments historiques, sont encore visibles aujourd’hui sur la commune de Ploufragan : trois allées couvertes (la Vallée, la Couette et le Grand Argantel) et deux menhirs (le Sabot et la Vallée). 

Les allées couvertes sont des constructions mégalithiques édifiées entre 3 000 et 2 000 ans avant notre ère (néolithique). Des fouilles en région parisienne (la terre est trop acide en Bretagne pour la bonne conservation des ossements) ont révélé que ces monuments étaient des tombes collectives.

Les allées couvertes

Les trois allées couvertes de Ploufragan sont construites sur un même axe, espacées de 400 à 500 mètres. Ce type d’alignement est assez rare. Elles étaient recouvertes d’un tertre funéraire. On y a découvert divers objets témoins de la réutilisation des monuments à des époques plus récentes. 

  • L’allée couverte de la Vallée
    Elle est située en centre-ville derrière l’espace Victor Hugo. 
    Fouillée en 1842, on y a retrouvé une urne et des ossements. Elle comporte une chambre rectangulaire de 13,60 m de longueur pour 1,75 m de haut maximum, avec 22 dalles de support et 2 dalles de couverture, associée avec un menhir. 
    Accès du site : près du parking situé à l’arrière de l’espace Victor Hugo.
  • La Couette (champ de l’aire)
    Son nom vient de coat qui signifie le bois en breton.
    Sa chambre rectangulaire est longue de 15,30 m pour 2,65 m de haut, avec 14 dalles de support et 8 dalles de couverture. On y a découvert notamment un vase de terre séchée contenant des os calcinés, quelques petites haches en silex, des débris de colliers en os, un fragment de lance…
    Accès par la rue de la Loge (depuis le rond-point du menhir du Sabot, dit aussi rond-point du Zoopôle) au début de la rue de l’Argantel.
  • Grand Argantel (à 400 m de l’allée couverte de la Couette)
    Elle est plus trapue que celle de la Couette.
    Sa chambre rectangulaire fait 11,60 m de longueur pour 1,60 m de haut maximum, avec 8 dalles de couverture dont 3 ont été brisées par la foudre. On y a retrouvé en 1867, lors des fouilles entreprises pendant le congrès celtique, un couteau en silex intact et remarquable par sa forme courbe sur le sens de la largeur.
    Accès par la rue de la Loge (depuis le rond-point du menhir du Sabot, dit aussi rond-point du Zoopôle) puis la rue de l’Argantel.

Les menhirs

  • Le Sabot de Margot ou menhir du Sabot
    2,20 m de hauteur, fendu sur 1 mètre ; il est à moitié enterré pour retenir la partie brisée. Situé sur la plate-forme du rond-point du Sabot, au Zoopôle.
  • Le menhir de la Vallée
    Situé à l’extrémité de l’allée couverte de la Vallée, rue Marcel Cosson, au centre-ville.

La fondation du plou de Fracan

Plou (préfixe) indique une organisation paroissiale réalisée peu après l’immigration des Bretons de Grande-Bretagne.

Fracan aurait été l’un des premiers chefs bretons à traverser la Manche et à aborder en Armorique vers 460 avec sa femme Gwen (Blanche), ses fils, Guéthenoc et Jacut et une suite peu nombreuse ; il aurait planté ses tentes près du centre-ville actuel (La Vallée), à St-Guen ou à l’Epine-Guen, précédant de 25 ans le fondateur de sa voisine Saint-Brieuc. Quelques lieux-dits en conservent la mémoire : Coatquen (bois blanc), La Couette (de coat = bois), le Rocher Huellan (devenu le Rocher Goëland)

Deux enfants de Fracan sont nés à Ploufragan : Clervie et Guénolé (à l’origine du lieu-dit Grimolet). Guénolé aurait fondé la célèbre abbaye de Landévennec dans le Finistère.

Un petit patrimoine préservé

  • La fontaine et le lavoir des Salles Dolo : il vous est possible d’apprécier le charme de ce lieu, à l’aval de l’accès de la vallée par la rue du Goëlo.
  • La fontaine du Pont de la salle : La fontaine, dédiée à Saint Gildas, était un lieu important de la commune. Autrefois, la population s’y rendait en procession. Son eau, disait-on, guérissait les yeux et les maladies de peau des enfants. Aujourd’hui, on peut de nouveau la découvrir grâce au travail des employés communaux. (elle se situe entre la rue des Combattants et la rue du Goëlo).
  • Le lavoir des Villes Cadorées : Vous pouvez admirer le lavoir qui se situe en aval de la vallée, près du Carpont.

La Révolution de 1789

La paroisse devient commune. Les soubresauts de la Révolution de 1789 touchent aussi Ploufragan.

Divers évènements et anecdotes montrent que Ploufragan n’a pas accepté les idées nouvelles. Beaucoup de Ploufraganais resteront attachés tout le long du 19ème siècle, aux traditions royalistes. Le contact avec l'armée républicaine n'a pas facilité l'adhésion à la République ; le premier registre du conseil municipal de Ploufragan a recueilli de nombreuses plaintes : les soldats se servaient régulièrement chez l'habitant en aliments, en vêtements et objets divers.

Les transformations du 19ème siècle : le rail et les eaux (1850-1900)

  • La construction des voies ferrées marque cette période. Elle va transformer le paysage de la commune. D'abord, la ligne Paris-Brest, puis celle de St-Brieuc-Pontivy, la voie ferrée coupe routes et parcelles ; il faut rétablir les communications en créant de nouvelles voies, des passages à niveau.
  • L'alimentation en eau potable de la  ville de St-Brieuc nécessite, entre 1893 et 1896, la captation d'eau à Plaintel. Elle est amenée à Ploufragan par une canalisation en tuyaux de ciment. Elle arrive à l’usine de traitement des eaux (dite aussi usine d’ozone) construite au château-Bily.

D'une guerre à l'autre

  • 1914-1918 : La première guerre mondiale a entraîné le décès de 148 hommes ; une cinquantaine d’autres combattants ont été blessés ou faits prisonniers. La population au recensement de 1911 est de 2 720 habitants. En 1920, elle est de 2 631 habitants.
  • L'électrification et la construction de chemins ruraux marquent l’entre-deux guerres. L’électricité provient essentiellement de l’usine de St-Barthélemy construite en 1920 par M. Epivent, et reprise par la société Lebon. Entre 1920 et 1925, la construction de la gare de triage et du dépôt de la SNCF à la limite de St-Brieuc/Ploufragan va transformer la physionomie du quartier de la Villette.
  • L’aérodrome de la Plaine Ville est construit à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie, à partir de 1938. Il sera occupé par l'armée allemande de 1939 à 1944.

Le boom démographique

1950-1970, commune rurale jusqu’à la fin des années 1960, Ploufragan change peu à peu de visage.

  • La création de la zone industrielle des Châtelets, l’installation de Chaffoteaux-et-Maury et l’attractivité de la zone d’emploi de Saint-Brieuc avec l’afflux de population qu’elles induisent font passer la commune de 4000 habitants en 1962 à 8400 en 1975.
  • La cité HLM du centre, aujourd’hui appelé quartier d’Iroise, est construite, modifiant le visage de la commune et la structure de sa population.
  • La chambre de métiers, la caisse régionale du Crédit agricole, les premiers organismes constitutifs du Zoopôle choisissent Ploufragan pour s’implanter.

Développement économique et urbanisation maîtrisée 1980-1990

  • Le petit commerce se maintient dans les quartiers, sauf aux Villes-Moisan où le petit centre commercial ferme. Mais les locaux rachetés par la Ville seront transformés en salle municipale. La salle des Villes Moisan devient un élément structurant du quartier et de la politique culturelle de la Ville. Son utilisation est optimale tant pour les spectacles du Centre culturel que pour les activités des associations, et pour la location à toutes les personnes pour des activités festives.
  • La zone commerciale du Carpont attire un centre Leclerc complété d'une galerie marchande conséquente. D’autres commerces investissent les alentours de la zone profitant de l’attraction de la grande surface.
  • La zone artisanale du Sabot offre des terrains à de nouvelles entreprises ; elle jouxte le Zoopôle qui regroupe divers organismes spécialisés en santé animale et hygiène alimentaire.
  • De nouveaux équipements sportifs et culturels répondent à la demande de la population (complexe sportif du Haut-champ, tennis aux Grands Chemins, centre technique régional de football, espace Victor-Hugo…)
  • Les espaces naturels sont  mis en valeur : la vallée du Goëlo est aménagée pour la promenade ; les sentiers de randonnée sillonnent la commune ; le parc de la maison de repos des Châtelets est ouvert gracieusement à la fréquentation publique ; au Pont Noir le plan d’eau du Gouët accueille les amateurs de sports nautiques, les pêcheurs, les randonneurs et les joggers.

Le nouvel élan économique des années 2000-2010

  • Le campus des métiers, initié par la chambre de métiers prend de l’ampleur avec l’installation de l’ISTA (Institut supérieur des techniques automobiles), le Véhipôle, Batipôle, le CNAM (conservatoire national des arts et métiers) et l’espace Sciences et métiers.
  • Fin d'une ère industrielle : en 2009, Chaffoteaux-et-Maury ferme tous ses ateliers de production et licencie plus de 200 personnes. Il ne restera sur le parc d’activité des Châtelets que le bureau d’études et de recherche (une quarantaine de personnes). Ce bureau d’étude disparaît en 2013. Cependant quelques entreprises s’adaptent et résistent bien comme la SMB constructions métalliques.
  • Le secteur de la collecte et du traitement des déchets connaît un beau développement. Une dizaine d’entreprises et d’organismes s’installent, se développent : le Syndicat mixte Kerval Centre Armor travaille avec les entreprises Guyot Environnement et SITA ouest. On y trouve aussi le dépôt des camions-bennes de St-Brieuc Agglomération, la société Sanit Sarp Ouest,  Ludovic Le Gall groupe SLG Recycling spécialisé dans la collecte et le recyclage des métaux, Véolia Propreté Netra, Paprec Bretagne 22 pour le recyclage du papier, et Rétrilog une société issue du mouvement Emmaüs consacrée au traitement des déchets électriques et électroniques.
  • Le site du Pré Rio accueille le centre logistique de Super U.
  • Le Zoopôle continue son développement avec l’installation de nombreuses entreprises en lien avec l’agriculture, les industries agro-alimentaires et le développement durable.